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La contraception

PLATEFORME D'EDUCATION SEXUELLE DES ADOLESCENTS ET DES JEUNES

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La contraception

Dans un monde où les inégalités sociales sont à leur paroxysme, où un infime pourcentage de la population du globe s’est accaparé de la quasi-totalité des ressources mondiales, il urge de prendre action afin de limiter, ne serait-ce qu’un peu, le fossé financier et social que le temps et l’avidité sans bornes de certains ont creusé entre une richissime minorité et une majorité qui peine à manger à sa faim. Il apparait comme une évidence que pour arriver à niveler un peu ce fossé, il faut déjà commencer par limiter la vitesse a laquelle les rangs de la majorité s’agrandissent.

Il faut donc freiner la croissance démographique qui ne fait que croitre de manière exponentielle depuis plusieurs décennies. Et, sachant qu’un pourcentage non négligeable du nombre des naissances dans le monde est l’œuvre d’adolescents et de jeunes « pas forcement prêts » à assumer la responsabilité qu’implique le fait de devenir parent, il est facile de se rendre compte que le moyen le plus évident pour réduire la croissance démographique est de mettre en place au niveau des adolescents un processus entier et suivi d’éducation sexuelle.

Cela permettrait aux jeunes de se rendre compte des diverses options dont ils disposent pour éviter que leur grosse libido n’engendre pas des conséquences que leurs petites poches ne peuvent pas gérer. Ils apprendraient, par exemple, que l’ensemble des procédés contraceptifs est leur plus indéfectible allié pour éviter de se retrouver avec des grossesses qu’ils ne sont pas prêts à assumer.

En clair, la contraception est le moyen le plus évident de résorber le trop grand taux de croissance démographique et par ricochet de niveler un peu les inégalités sociales. Mais, lorsqu’on parle de contraception, beaucoup pensent juste à la pilule et au préservatif. Mais en réalité, la contraception est un couteau suisse, avec de nombreuses options différentes concourant au même objectif final. Ces options se repartissent en trois grandes catégories qui sont : la contraception hormonale, la contraception mécanique et la contraception par stérilisation.

La contraception hormonale

Elle ne concerne que les femmes et consiste à bloquer leur cycle menstruel de manière à empêcher l’ovulation, à rendre la paroi de l’utérus peu accueillante et/ou d’épaissir la glaire cervicale, ce qui rend extrêmement compliqué le passage des spermatozoïdes. Elle regroupe un ensemble de sept procédés contraceptifs qui se déclinent comme suit :

la pilule contraceptive : c’est l’un des moyens contraceptifs les plus utilisés. Elle est extrêmement efficace à condition qu’on la prenne correctement sans oubli.

le stérilet hormonal : c’est une petite tige de plastique souple qui diffuse de manière régulière un progestatif dans l’utérus. Selon le modèle choisi, il peut empêcher toute grossesse pendant une période pouvant aller de 06 mois à 05 ans

l’implant contraceptif : il s’agit d’un petit bâtonnet souple que s’implante dans le haut du bras, sous la peau. Pendant 03 ans, il libère dans l’organisme un progestatif a petites doses. Il peut aller jusqu’à entrainer l’arrêt des règles mais sans représenter aucun danger pour la patiente.

le patch : ce procédé s’utilise à raison d’un patch par semaine qu’on colle sur le ventre, le bras ou le bas du dos, mais jamais sur les seins. Il s’utilise pendant trois semaines par mois ; la quatrième semaine étant celle des menstruations. Il diffuse deux hormones dont un œstrogène et un progestatif.

l’anneau vaginal : il s’agit d’un anneau qui s’insère au fond du vagin où il reste pendant trois semaines avant d’être retiré pour être remplacé 07 jours après son retrait. Les 07 jours sans anneau sont bien évidemment la période de menstruation.

l’injection : elle consiste à se faire injecter, tous les 3 mois, une dose d’hormone progestative. Etant une piqûre intramusculaire, elle doit être pratiquée soit par un médecin, soit par une infirmière, après délivrance d’une prescription. Elle peut également aller jusqu’à entraîner l’arrêt des règles.

la pilule du lendemain : il s’agit d’une pilule progestative réservée aux cas d’urgence découlant de rapports sexuels non protégés. Elle se charge de bloquer l’ovulation et de rendre la paroi utérine nettement moins accueillante pour la nidation. Elle doit être prise au maximum 72 heures après le rapport mais n’est pas aussi efficace que les autres moyens de contraception hormonaux puisqu’elle exerce un effet rétroactif sur le dernier rapport, mais ne protège pas contre les conséquences des rapports futurs.

Les contraceptifs hormonaux ne conviennent pas à toutes les femmes et peuvent entrainer des effets secondaires tels que les nausées, la prise de poids ou encore le spotting (phénomène de pertes de sang en dehors des périodes menstruelles).

La contraception mécanique

Cette catégorie regroupe trois outils contraceptifs n’offrant aucun apport hormonal. Il s’agit notamment du :

préservatif : c’est aujourd’hui le moyen de contraception le plus utilisé. Il s’agit d’un tube en latex ou en polyuréthane qui se déroule sur la verge en érection (version masculine) ou qui se positionne à l’intérieur du vagin (version féminine) avant chaque rapport sexuel. S’il est bien utilisé, il protège efficacement contre les grossesses non planifiées ainsi que contre les maladies et infections sexuellement transmissibles.

stérilet au cuivre : c’est le seul procédé non hormonal qui s’adresse aux femmes désirant une contraception permanente mais réversible. Positionné dans l’utérus, il agit localement et rend inactifs les spermatozoïdes, empêchant ainsi les grossesses non planifiées.

diaphragme : il s’agit d’un petit capuchon en silicone qui se place contre le col de l’utérus préalablement au rapport sexuel. Il bloque le passage des spermatozoïdes et doit rester en place 06 a 08 heures après le rapport avant de pouvoir garantir un quelconque degré d’efficacité. Toutefois, il est recommandé de lui associer un gel spermicide afin d’augmenter la sécurité qu’il procure.

La contraception par stérilisation

Il s’agit toujours dans cette catégorie de prévenir la fécondation en empêchant les spermatozoïdes et les ovules de se rencontrer, mais ici la méthode employée implique une intervention chirurgicale stérilisante au niveau même de l’appareil génital. Deux grandes sous-classes composent cette catégorie. Il s’agit de la :

stérilisation féminine : qui consiste soit à sectionner et suturer les trompes de Fallope, soit à les boucher a l’aide de petits ressorts. L’opération est réversible, mais les chances de succès d’un retour en arrière varient entre 40 % et 85 %.

vasectomie : qui consiste à trancher les canaux déférents qui conduisent les spermatozoïdes des testicules jusqu’au pénis. Ici aussi, l’opération est réversible mais avec seulement 50 % de chances de réussite.

Ce sont là les procédés contraceptifs, pour la plupart méconnus, dont l’usage devrait être inculqué aux jeunes afin qu’en tous temps, ils puissent se protéger afin de ne pas laisser une erreur de jugement ruiner leur avenir.

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Commentaire : 1

  1. cool dit :

    merci pour cet article

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